13.- La technique de « secrets » : « Tcd »

La technique plutôt la technicité est l’expression de l’acteur en situation, capable de prouesses qui génèrent des effets bénéfiques. Elle est la concrétisation d’un savoir-faire propre à une personne active et singularisée par le capital d’ingéniosité, de ressources et d’actions acquis pour une mission donnée. La personne dépositaire de compétences, en quelque sorte, exprime ses capacités voire son être profond, sans réserve autre que celles qu’impose l’ajustement aux normes à respecter et aux besoins à satisfaire. La compétence s’observe ou se mesure précisément grâce à des indicateurs de performances sauf les nuances que s’autorise l’expert et les astuces auxquelles il recourt. Cependant ces techniques peuvent être normalisées et enseignées à d’autres personnes pour améliorer la qualité du travail et par conséquent celle des résultats. La technique est donc l’opération par laquelle on arrive aux fins en se conformant aux exigences en vigueur dans le domaine concerné. La technique se déploie comme un procédé aux contours similaires à ceux du travail au point où les deux peuvent être confondus à juste titre. Le technicien affirmé est le maître d’un pan de travail pour lequel il n’improvise guère. Il est un professionnel qui sait ce qu’il veut, ce qu’il lui est permis de réaliser et comment il devrait mener ses actions pour aboutir à la joie qu’entraîne le succès. Il y a par conséquent plusieurs types de techniques en fonction de l’influence des facteurs que nous venons d’évoquer.
13.1. Les techniques de travail
Les techniques sont de plusieurs ordres découlant des ressources mises en place pour une fin donnée. En effet les ressources impactent considérablement la technique si bien qu’elles servent à la caractériser et à en distinguer les types.
13.1.1 Techniques manuelles
La technique manuelle ou travail manuel désigne l’habilité humaine a user des mains et/où des outils simples: prolongements de la main, pour obtenir des résultats améliorés, en partant des données brutes. Cette technique est aussi vielle que l’économie primaire. A travers le ramassage, la cueillette, la pêche, la chasse tout d’abord, l’agriculture, l’élevage et d’autres activités artistiques, les mains jouent un rôle dominant. Elles restent actuelles et continuent d’accompagner d’autres formes de travail ne fusse que d’une manière embryonnaire. En effet les mains interviennent le plus souvent dans le processus du travail. Elles président les opérations concrètes, observables et vérifiables qui ne sont pas le propre de l’homme.
Les primates et d’autres animaux qui sont dressés utilisent leurs membres supérieurs ou inférieurs pour produire des résultats utiles à la population. Le travail manuel est donc l’occupation élémentaire qui utilise une partie du corps humain, principalement les mains pour produire, sans enjeu relevé à un très haut niveau, des biens ou des services divers.
Autant on ne peut se passer des mains dans le travail, autant les mains ne suffisent pas si l’on veut optimiser sa productivité compte tenu des facultés humaines à réagir plus ou moins vite. A différent degré d’implication d’autres ressources impactent la productivité du travail.
13.1.2 Formules magiques
La magie procède plus de la mise en scène et de l’incantation que d’une mise en oeuvre concrète d’actions observables et mesurables. Son univers est de l’ordre de l’ésotérisme et se confine à des manipulations de formules que seuls les initiés sont capables de décoder. Ses résultats malgré tout restent aléatoires et donc susceptibles de controverses quand on leur applique les normes rationnelles.
Les actes du magicien relèvent de la manipulation, de la supercherie ou de la prestidigitation qui frappent l’esprit des personnes naïves. Ils dénotent le plus souvent de l’irrationnel ou des démarches aux apparences confuses et manquant habituellement d’explication scientifique.
L’illusion, la contrariété des évidences physiques font le lit au rêve, à l’oisiveté et partant à la paresse, évitant par des raccourcis la démarche stratégique capable de relever les principaux enjeux qui garantissent la qualité. La démarche magique espère réaliser beaucoup en plus value avec des ressources réduites ou en recourant à une mystique sélective.
13.1.3 Techniques intellectuelles
La logique stratégique induit inéluctablement la réflexion et la programmation avant de penser aux actions directes de production. Cela signifie que le travail a un aspect intellectuel déterminant pour sa réussite. Ce qui se déploie par des actes visibles et produit des effets concrets se prépare par la réflexion afin d’assurer l’efficacité correspondant aux besoins réels. Cette préparation intellectuelle, même élémentaire par une approche systémique et stratégique vise à limiter les écarts qui affecteraient les résultats négativement.
L’homme part généralement d’une idée qu’il développe sous la forme d’un projet en se servant de toutes ses facultés intellectuelles: volitives, rétrospectives, réflexives, prospectives, philosophiques et anthropologiques. Il parvient alors à segmenter les travaux de prime abord ardus ou compliqués pour les traiter logiquement en toute aisance avec professionnalisme. Le travail se sert constamment de l’intelligence même dans son déploiement. Par exemple, en dehors de la mémoire nul ne serait capable de fournir un travail à la hauteur des attentes des hommes. Les savoirs appropriés, pour ne pas dire incarnés distinguent les techniques excellentes de travail quelque soit la plateforme où le travailleur se trouve.
En somme le travail, on dirait tout travail, est d’essence intellectuelle. Il a les savoirs comme ses facteurs dominants. Car la réflexion intellectuelle conditionne le résultat d’un travail conduit avec dextérité, pertinence et précision. Elle permet d’atteindre les trois objectifs majeurs et motivants de la stratégie « S.E.C.R.E.T.S: simplifier le travail, soulager le travailleur et satisfaire toutes les parties prenantes de ce travail avec ses résultats.