Avant propos

   Depuis la décennie 1980-1990, sous l’instigation des Institutions de Breton Woods: la Banque mondiale (B.I.R.D) et le Fonds Monétaire International (FMI) notamment, le refrain magique des politiques, à propos de la croissance et de la lutte contre la pauvreté, proposé aux États pour leur redressement économique, à l’exemple du Cameroun, se dit en ces termes: « C’est le secteur privé qui crée la richesse. » Ceux qui s’étaient engagés dans des investissements colossaux pendant les années de prospérité, en multipliant des entreprises sans objectif de performance clairement défini, devaient se désengager ou bien s’ajuster en se dotant de plans plus opérationnels.

   La nouvelle vision consistait désormais à réguler les activités des privés. En devenant l’arbitre, impartial et équitable,  cet État devait s’ajuster en vue de définir les conditions favorables à  une économie  compétitive. Cependant, les résultats obtenus semblent se situer loin  des espoirs placés en ces approches au moment de leur mise en place.

   Trois décennies montrent la peine que le grand nombre des nouveaux États éprouvent à relancer leurs économies avec des plans d’ajustement pensés par des experts peu au fait des réalités locales. On assiste à un délitement des structures et à une aggravation sinon de la pauvreté du moins des clivages sociaux. Car des futés ont saisi les opportunités offertes pour brader les entreprises à capitaux publics, à défaut, de les reprendre par personnes interposées. Les juristes et des juges auraient probablement relevé des faits répréhensibles de délits d’initiés ou de corruption.  Par ailleurs, si les nouvelles entreprises réalisent des belles affaires, le décollage économique des États reste incertain et la pauvreté des populations en accentuation notoire.

   Dans ce contexte de conjoncture difficile pour des populations angoissées, on assiste à des exodes massifs de jeunes désœuvrés vers des horizons alléchants et à la montée des tensions régionales ou tribales. Une inspiration quasi anodine en 2003 a suscité une réflexion à propos  d’une stratégie  de management de la qualité. Elle présente le succès comme cette finalité universelle: la valeur ajoutée que recherchent  tous les êtres humains de bonne foi par le travail. Dans l’ensemble, elle vise le travail bien fait parce qu’il est organisé suivant des processus bien articulés et une méthode logique, tous susceptibles d’assurer la satisfaction des parties prenantes.

   Mais trois fois de suite, j’ai perdu mes travaux consignés dans des clés USB. Il a fallu les réécrire, rappelant en cela le mythe de Sisyphe qui présente le travail comme un cycle incessant d’opérations dont on espère une fin heureuse. La démarche est proposée au public afin qu’il puisse en apprécier la valeur. Car le grand enjeu derrière ce projet est de savoir par quels procédés ou usages le travail peut apporter de la valeur ajoutée et parvenir à contenter la population. En d’autres termes il s’agit d’assurer le développement des États par un travail efficace.

   « Secrets » est donc le fruit de cette réflexion. Cette démarche a été élaborée dans des circonstances complexes, autour d’une clé à succès. L’objectif visé est d’indiquer les voies prioritaires d’un logiciel capable de relever les enjeux du travail.  Ses déterminants sont: la simplification pour faciliter son appropriation, la cohésion pour une synergie orientée vers la production des biens aux standards dignes d’intérêt pour tous. « Secrets » devra conduire à oublier les vicissitudes d’un travail dur, pénible, lassant et dégradant, afin d’ouvrir des perspectives heureuses, dans tout processus de production des biens.

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