A. 3- Principes clés de « secrets »

   Des règles simples, générales et incitatives régissent l’approche « secrets ». On en dénombre six qui sont énoncées en des termes assez impersonnels afin de permettre de relever, si elles sont respectées, les enjeux du travail à succès. Ceux-ci  sont quatre dans notre contexte, à savoir: l’effectivité, l’efficience, l’efficacité et l’épanouissement. Ils seront présentés plus bas, dans la partie A. 6.

A. 3.1. Principe de corrélation

     Le travail mobilise des matériaux et des ressources, en vue d’induire un processus de production de biens, corrélativement aux besoins des consommateurs. Sa raison sociale en fait un facteur liant non seulement pour le producteur et le destinataire des effets générés, mais également pour les fournisseurs, partenaires, collaborateurs, associés et intermédiaires dont les intérêts et les activités interdépendants gravitent autour d’un secteur de production donné. Tous s’activent tels des fourmis à la construction de leur niche ou à l’assaut de leur pitance, associées pour une fin unique. En effet, à tous les niveaux du travail, il convient de ne jamais perdre de vue la complexité des connexions et la fonctionnalité corrolaire, sans lesquelles aucune opération ne saurait aboutir à une fin raisonnablement bienfaisante.

A. 3.2. Principe de rationalité

     Le processus de travail obéit à une logique et une cohérence intrinsèques afin de suivre un itinéraire qui conduit à la jubilation. Il comprend trois étapes incontournables: la réflexion, la réalisation et l’évaluation aux degrés d’implications variables selon la performance compétitive des acteurs et le niveau technologique des instruments en jeu. Le hasard produit difficilement des effets bénéfiques. Il faut rester rationnel et raisonnable, c’est-à-dire simple, clair, précis, logique et ouvert à la critique dans les différentes étapes du travail, afin de garder le cap. L’objectivité et la finalité qui sont les mots-clés du travail exigent un fil d’Ariane normé. Il convient de le suivre selon une discipline rigoureuse, avec une attention soutenue par un tableau de bord adéquat pour parvenir au succès.

A. 3.3. Principe de valorisation

     Le travail dans son cheminement habituel est un acte de production et de promotion de ressources. Il crée de la valeur ajoutée: son objectif essentiel, en augmentant le capital initial. Ainsi, les nouvelles valeurs acquises par le travail assurent l’entretien et la conservation des ressources durables et renouvelables, au risque de se saborder. Elles permettent par un processus plus ou moins linéaire d’accueillir des nouvelles ressources afin de remplacer celles qui sont amorties ou épuisées. Cette mise à niveau maintien le cap et favorise le développement des valeurs par lesquelles le travail tire son importance. Les valeurs du travail sont désignées par le terme générique de bien. Il existe d’ailleurs plusieurs types de bien, selon les besoins des hommes. Si le travail ne produit pas des biens ou des valeurs, il serait incapable de contribuer à l’épanouissement des populations et au renouvellement des générations.

  A. 3.4. Principe de confiance

     Le tissu de relations noué entre les acteurs principaux du travail et les personnes collatérales, dans toute chaîne de travail, doit son existence à un climat de confiance interne et externe réciproque. L’universalité des attentes plus ou moins réversibles, mêlée au jeu des intérêts, renforce la crédibilité des uns par rapport aux autres et tâche de renforcer la fidélité par la qualité des rendus. Le marché des biens est le lieu de la manifestation du crédit garanti à tous, sauf le pouvoir d’achat quelque peu discriminatoire entre ceux qui ont des fonds et ceux qui n’en ont pas ou en ont très peu. La confiance signifie en quelques sortes travailler ensemble ou avec d’autres personnes, sans méfiance ni nuisance, pour des valeurs partagées. C’est aussi, fonder et bâtir une culture commune basée sur les capacités des uns et des autres à produire des biens sollicités.

A. 3.5. Principe de compétence

     La compétence est un concept polysémique. Elle correspond chez l’être humain au savoir en général. Elle est intellectuelle à la base, quand elle construit, mais aussi pratique, lorsqu’elle se déploie dans l’expression et/ou la production. En effet, chaque production humaine: spirituelle, abstraite, virtuelle ou concrète relève de la compétence. Le degré d’implication de la compétence et ses résultats conséquents débouchent donc sur la qualité des réponses apportées aux besoins des populations. C’est lapalissade que de dire qu’il n’y a pas de travail sans recours à la compétence. Cependant le travail à succès réclame une compétence idéalement préparée à produire, sans faute, les effets attendus. La compétence est en définitive une règle essentielle du travail; elle confère un pouvoir qui lui-même tire sa substance des savoirs acquis.

A. 3.6. Principe d’éthique: de l’intention à la jouissance

      L’objet de l’éthique est le bien: en tant qu’il est capable de satisfaire mon intelligence et de construire mon bonheur. Comme science de la morale, l’éthique fonde son analyse sur les principes moraux qui mettent en exergue les valeurs; la plus essentielle étant l’être humain au bénéfice de qui tout travail doit s’accomplir. La démarche éthique débute dans l’esprit humain et s’accomplit en faveur de l’homme intégral. Car l’éthique place l’homme sur la voie du bonheur et interpelle sa conscience afin qu’elle se conforme aux normes en tant que valeurs.

    La règle éthique prescrit de transformer une idée conçue en un bien capable de satisfaire les besoins des bénéficiaires. Ce bien peut être palpable ou intangible, concret ou virtuel. Le processus de son obtention respecte un itinéraire composé de cinq étapes qui vont de l’intention à la jouissance en passant par la délibération, le choix et l’opération. La lumière de l’esprit conditionne l’atteinte de la finalité avec des référentiels qui propulsent les valeurs au devant de la scène. Avec cet éclairage on ne doit point se détourner de la perspective d’une vie meilleure caractérisée par un développement intégral et durable.

      Les six principes de « secrets » énoncés ci-dessus sont  à respecter scrupuleusement. Ils sont nécessaires et assez suffisants pour garantir un travail de qualité et générer des effets conséquemment bénéfiques, dans une dynamique portée par un socle mystique. Ils évoquent les atouts axiomatiques plus ou moins visibles des acteurs, les conditions d’action et la pertinence des objectifs d’épanouissement recherchés. La suite de l’étude devra préciser les circonstances favorables à l’accomplissement de ce type de travail. Mais avant, les caractéristiques de « secrets » sont à appréhender pour une appropriation aisée et canonique des outils de cette démarche. Ils sont les indicateurs sur lesquels on  devrait s’appuyer pour s’assurer de la conformité du processus à dérouler.

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