B. 9. Le système de « secrets » ou « cae »

   La stratégie est dans le domaine du travail une option volontariste de planification et de gestion à la fois des ressources et des actions, capables de fournir, suivant un processus étalé dans le temps, des productions à la hauteur des besoins d’une population donnée. La politique: « secrets » définit les principaux paliers de ce processus et les orientations générales à suivre opportunément pour espérer atteindre une finalité visée. Elle garantie son succès en toute logique grâce à un facteur relatif à l’engagement de ne rien exclure d’emblée de tout ce qui permettrait d’entretenir la jubilation stimulante et la légitime jouissance des fruits du travail. Il s’agit de rester fidèle aux termes de référence et de veiller méthodiquement à la mise en œuvre intégrale des actions destinées à fournir des bienfaits à des potentiels bénéficiaires. En plus de suivre une sorte de protocole, une règle décisive: le système doit avec ses composantes, encadrer cette approche. Mais avant de passer en revue ces éléments, il convient de définir les contours de ce concept important pour la stratégie. Il apparaît comme le mobile déterminant de l’ensemble des variables, en ce sens où dans la démarche, il permet d’avancer résolument vers un aboutissement valable.

B. 9.1. Les spécificités du système dans le contexte de « secrets »

Le système est pour la stratégie une articulation incontournable, mieux que cela, ‘c’est la fondation qui porte le reste de l’édifice de « secrets ». Car, il participe à la fois du schéma directeur qui structure le processus et du leitmotiv galvanisant qui entretient la bonne marche de celui-ci et garantit la fiabilité et la cohérence de l’ensemble. En d’autres termes, le système qui découle de la politique, encadre avec la méthode, le déploiement de la stratégie au point de se constituer en véritable doctrine: la toile de fond de la stratégie que nous découvrons dans cette publication.

Le système se décompose en trois étapes majeures. Il y a la conception d’abord, qui émane de l’esprit, l’action effective ensuite qui applique les concepts et enfin l’évaluation faite par tous ceux dont un avis sur le fonctionnement de l’ensemble compte et permet la mise à niveau du système. En concordance avec ces étapes, l’homme est appelé à faire participer de manière cohérente au travail son corps, son âme et son esprit pour la mise en oeuvre de cette doctrine, s’il veut réaliser une plus value de qualité.

L’esprit fait rêver, entrevoir le bien et même l’impossible tandis que l’âme réalise ce qui convient en faisant appel à tout son potentiel normatif conformément aux concepts du projet. L’enveloppe de l’âme et de l’esprit, constituée par le corps, participe plus ou moins activement à toutes les phases de performance du système. De ce dispositif général ressort la nature globale et intégré du système. On peut dès lors déterminer ses caractéristiques essentielles qui lui assurent sa capacité à garantir le succès. En bonne place des variables propices aux exploits du système, ressortent au triple plan fonctionnel, stratégique et interpersonnel: le dynamisme, la synergie, la cohésion et la solidarité.

B. 9.1.1 Le dynamisme du système

Fondamentalement, un système doit faire prévaloir son dynamisme ou sa capacité à fonctionner correctement pour enclencher un processus triomphant. Ainsi il peut amener à l’accomplissement des actions correspondant aux axes prioritaires et contextuels convenus. Car le système, comme le dynamisme lui-même, pousse à l’action objective et vigilante les acteurs intéressés par son schéma. En effet, le système est supposé produire des résultats, dans le meilleur des cas, positifs, pour mériter son caractère dynamique. Mais toutes les énergies nécessaires à cela doivent, tout en étant coordonnées par ailleurs, se compléter harmonieusement. Aussi la macrocéphalie, qui viserait à accorder plus d’importance à un maillon du système, fût-il le leadership, introduit forcément des limites à l’expansion et à la pérennité de l’ensemble. Pour éviter ce travers et favoriser le fonctionnement de son mécanisme, le système doit autant que possible être désigné par un paradigme neutre, motivant et équitable. Mais d’où vient-il que le monde contemporain distingue deux systèmes consacrés: le capitalisme et le socialisme?

L’anthropomorphisme semble prendre le pas dans l’univers scientifique sur la pensée pure et neutre, au point de projeter son image dans les analyses qui mettent en exergue les substances des paradigmes désignant les systèmes en cours: le capital et la société. Ceux-ci peuvent-ils à eux seuls constituer une solide, stable et dynamique ossature capable de générer sans risques redoutables des plus values en adéquation avec les attentes des populations?

Semblable à un mille-pattes à qui l’on demanderait d’expliquer comment il fait pour marcher et qui pour répondre à ce sujet serait obligé de s’arrêter ainsi, ces systèmes montrent à travers leur histoire qu’ils portent en eux-mêmes les germes des risques qui menacent leur stabilité et leur dynamisme. Tout au moins, leurs limites ou les dysfonctionnements observés en leur sein, procèdent de la fascination ou de la roublardise habituelles chez les êtres humains qui fonctionnent comme des contremaîtres dépourvus de codes éthiques. En utilisant certains maillons au détriment d’autres, alors que l’on espère de tous une implication à la hauteur de leur potentiel, le risque de paralysie ou de crise plane comme une épée de Damoclès sur ces systèmes.

En effet, une chaîne contribue efficacement à la marche d’une machine uniquement grâce à des maillons identiques. En plus, dans la machine elle-même, tous les segments jouent un rôle propre mais complémentaire par rapport aux autres segments si bien que, dans une structuration aucun élément ne saurait se placer au-dessus des autres sans entraîner des résistances au succès. Comme un corps intégré, le système qui relève les enjeux du travail, doit fonctionner harmonieusement comme un tout.

B. 9.1.2. La synergie dans le système

La synergie implique, dans un concert de substances énergiques et une interaction synchronisée de tous les potentiels personnels, l’accomplissement d’un même dessein. Car en tout homme se trouvent des générateurs de valeurs: intellectuelles, physiques et stratégiques qui toutes doivent contribuer à la réussite d’un travail. La compétence est de ce fait la résultante d’une combinaison stratégique et harmonieuse des savoirs divers: physiques, intellectuels, moraux et éthiques. Ces savoirs correspondent à des capacités qui peuvent résulter du génie naturel, de l’intuition, des formations et/ou des expériences professionnelles. Dans le travail organisé selon le système « secrets », tous les savoirs individuels en connexion avec ceux des autres partenaires ou collaborateurs, interagissent dans une synergie parfaite afin de réaliser des belles performances.

A la base, il y a la faculté de penser: la noèse. Elle inspire et guide les aptitudes physiques en usant d’autres ressources disponibles et en se conformant aux normes morales, éthiques et culturelles en vigueur dans son environnement. Compte tenu de la communauté des intérêts et du souci de réussir à satisfaire les attentes à l’origine de la mise en œuvre en cours, une coordination ou un instrument de pilotage et de supervision s’impose logiquement pour une congruence entre trois catégories de savoirs: 1° les savoirs de la formation, 2° ceux de l’expérience et 3° ceux de l’innovation. En dehors de cela le système pourrait se trouver entravé par des contradictions et des divisions plutôt paralysantes. Aussi devra-t-on s’appuyer sur un management qui promeut inéluctablement diverses compétences et stimule régulièrement une bonne conscience professionnelle, impliquée et intégrée par une parfaite cohésion sociale en vue d’assurer la pérennité d’un système efficace.

B. 9.1.3. La cohésion interne au système

Sans entente, ni harmonie ou cohésion, un travail d’équipe est impossible à réaliser parfaitement. La cohésion tire ses racines dans le bon sens. Elle s’entretient dans un esprit d’ouverture, de disponibilité et de collaboration sincère autour des idéaux et des objectifs communs. La fluidité de la communication stratégique, pour susciter l’entrain et fournir des ressources indispensables à l’accomplissement des tâches, constitue un facteur décisif pour un travail productif. La cohésion relève le caractère social et collaboratif du travail en plaçant les échanges de ressources diverses comme des stimuli essentiels dont dépend le succès, en termes de fruits produits.

En effet le travail humain n’est ni simplement mécanique ou instinctif, il est souvent motivé. C’est parce qu’une logique préside généralement aux processus opérationnels conduits par les hommes, que le travail n’est pas dépouillé de sa valeur intrinsèque et parvient à rapprocher les communautés humaines. Cette cohérence se retrouve dans les secteurs d’emploi, les flux de marchandises, les produits du marché et les termes d’échange, sans grande contrariété.

La monnaie est l’une des valeurs sur lesquelles directement ou par des intermédiaires interposés, des ennemis ou des adversaires semblent en accord parfait dans la passation des espèces. Si l’itinéraire suivi par la monnaie en effet était conté à tous, très peu de personnes accepteraient celle-ci des mains des gens peu fréquentables ou à le faire circuler sans façon d’un espace souterrain à un autre espace plus transparent? La monnaie pourrait-on dire à titre d’exemple, soude les peuples en tant que facteur de cohérence.

B. 9.1.4. La solidarité au sein du système

La solidarité est la faculté de ne point laisser de faille dans la constitution du système. Elle accorde à toutes les composantes de celui-ci un crédit qu’un ensemble de valeurs partagées et des ambitions nourries consolident pour une réussite collective. En effet, il paraît difficile d’effectuer un travail positif sans s’appuyer sur plus d’une personne ou sur plusieurs structures et mieux sans que leur concours soit en cohérence centré sur un même projet. A propos, la tendance est à l’oubli de la personne morale qui fixe pourtant le cap en termes d’orientations et de politique générale. Au sein d’un système, grâce à la synergie et à la solidarité, la faiblesse des uns doit être compensée par la force des autres.

La présence de certaines composantes ne doit pas se satisfaire de l’absence d’une composante du système. A cet effet, le parpaing de construction bien séché au plan physique prodigue une philosophie digne d’intérêt. Le sable, le ciment et l’eau, une fois constitués en un solide parpaing, présentent deux éléments physiques visibles et une troisième partie: de l’eau, évaporée dans l’atmosphère. On peut retenir de cette réalité que le succès se joue avec des facteurs palpables et d’autres invisibles, sans que ces derniers soient de moindre importance.

Mais pour que la complexité participe au développement, il faut faire appel à tous les contributeurs afin qu’ils jouent intégralement leur rôle en étant ouvert aux compétences additionnelles des autres associés. Car en dehors de la solidarité, il n’y a aucune garanti de succès éclatant, ni de prospérité assurée. En effet, tout travailleur tient directement ou indirectement quelque chose des autres personnes intéressées par ses activités. Par conséquent, aucune faille, rivalité ou défaillance ne doit empêcher la solidarité active, fondée sur des compétences complémentaires, de produire les effets attendus. La solidarité se construit parce que l’on dispose du temps pour soi et pour les autres et qu’avec ces derniers on se dispose à travailler  systématiquement à la production des biens dans l’intérêt de tous.

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