B. 9.4.2 L’appréciation

   Si le contrôle pose le diagnostic et vérifie la qualité du travail en remontant son cours normal d’une part, s’il encadre le processus du travail d’autre part, l’appréciation quant à elle mesure les valeurs décisives des déterminants qui contribuent à l’atteinte des enjeux du travail. Elle estime par une valeur: soit le niveau d’implication de chaque ressource au projet, soit la qualité des résultats effectivement obtenus pour en fixer le prix.
L’appréciation passe par une observation objective du travail et par une analyse sans complaisance de ses effets, en vue de dire si oui ou non, par sa note ou ses annotations et par ses qualités spécifiques ou son prix, tel ou tel aspect du travail mérite d’être retenu comme étant conforme aux vérités ou aux normes établies ou bien d’être distribué aux consommateurs. Pour poursuivre son action de production des résultats, par la réforme des structures ou la mise à jour de l’ensemble du système, l’appréciation détermine l’évolution du travail à venir à condition d’être prise en compte et de s’imposer par son objectivité et sa crédibilité.
Dans le récit biblique de la création, Dieu apprécie son oeuvre, la bénie deux fois en rapport avec les êtres vivants, et voit cinq fois en six jours que cela était bon. Il conclut après la création de l’homme et de la femme auxquels la mission de domination du reste de la création est assignée que son travail était très bon. Cela montre à souhait la place que l’évaluation revêt normalement dans tout processus de production des valeurs.
En effet, l’appréciation permet au travail de prospérer par la stimulation, la reproduction, la révision, la reformulation ou l’actualisation des mécanismes mis en place dans la perspective du progrès. La démarche qualité conduit inéluctablement à la prise en compte, évoquée ci-dessus, des avis de toutes les personnes que les activités concernées intéressent. La formulation régulière des appréciations, bonnes ou négatives dans le cadre du travail et de ses marchés offrent des opportunités certaines, dés lors que « secrets » les insère dans sa dynamique systémique. Cela permet aux travailleurs de garder le cap, de rester déterminés à atteindre les objectifs définis dans les plans d’action généraux et spécifiques de leurs secteurs d’activités.
Dans le cadre académique, l’approche pédagogique vis-à-vis des apprenants échelonne les appréciations en trois sous-catégories imbriquées les évaluations formatives graduelles, les évaluations sommatives ponctuelles et celles certificatives ou diplômantes. Ces formes d’appréciation préparent les apprenants à acquérir les compétences nécessaires à leurs implications dans les arcanes de leur métier à venir, pour des performances plus ou moins satisfaisantes par rapport aux enjeux du travail.
En somme, l’appréciation doit viser l’entretien de l’enthousiasme dans l’initiation ou dans le déroulement du travail en corrélation avec la satisfaction des attentes des partenaires par les fruits du travail.

B. 9.4.3 L’inventaire
L’inventaire est un procédé ponctuel mais programmable de comptabilité ou d’évaluation du patrimoine d’une personne individuelle ou morale. Il consiste à dénombrer à un moment donné et selon une périodicité déterminée, souvent chaque année, l’intégralité du potentiel réel d’une personne indiquée en rapport avec les inputs initiaux mis à sa disposition.
Généralement elle se déroule en suspendant le cours des activités habituelles afin de s’assurer de la capacité des ressources internes à poursuivre l’évolution normale de ses actions sans risque majeur de nature à l’arrêter ou à la plonger dans la faillite. Le bilan ou le dénombrement ainsi réalisés participent des mêmes préoccupations d’évaluation des ressources et du décompte du patrimoine disponible en comparaison avec les variables d’entrée.
Les principaux constitutifs de l’inventaire sont habituellement les états financiers des caisses, ceux des biens immobiliers, des stocks de matières premières, des équipements, des produits réalisés ou à fournir, bref des actifs et des passifs. En l’occurrence, on peut affirmer que l’inventaire dresse un état des lieux, une sorte de mise à jour d’un catalogue de ressources en vue de gérer les ajustements ou les réformes adéquates à la bonne marche du travail. Il vise à résorber les écarts observés ou mieux, à promouvoir les performances enregistrées par les investissements consentis à une échéance donnée.
Fondé sur ses capacités initiales et sur son intention de pérennité, l’inventaire établi un constat général et fait le point de manière à rassurer toutes les parties prenantes. L’inventaire peut se confiner à un secteur ou bien englober toute une entreprise, s’organiser en interne ou solliciter une expertise venant de l’extérieur de l’entreprise. Mais dans tous les cas elle doit servir à garantir la marche assurée de la structure en apportant une bonne réponse au défi de l’effectivité des ressources propres à impulser un travail efficient et efficace
En définitive, l’inventaire d’un patrimoine personnel permet de conduire une projection de la suite des opérations déterminantes pour garantir la qualité du travail.

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