A. 2. Fondements de « secrets »

    Le travail valorise l’humanité par sa qualité et sa spécificité. Grâce aux biens et aux services fournis, il peut être considéré comme la raison d’être de la vie des hommes. En effet, sans les fruits du travail, que celui-ci soit élémentaire ou numérique, forcé ou libre, individuel ou collectif, aucun peuple ne peut avoir d’histoire. Cela signifie qu’en actionnant les bons leviers du travail et en recourant à une stratégie motivante, entraînante, efficiente et intéressante on devrait répondre efficacement aux exigences des populations diverses. « Secrets » s’appuie sur cet objectif pour définir une démarche synthétique, graduelle et globale de promotion d’un travail à succès. Avant de découvrir, dans les prochaines parties de ce document, les processus de ce cheminement, le voile des sources d’inspiration de cette approche stratégique doit être levé. Cela devra permettre d’appréhender son accessibilité et sa praticabilité.

A. 2.1. Fondements naturels

     La biodiversité nous dévoile une nature d’une richesse époustouflante. Sa cohérence fascine au point d’inspirer un grand nombre d’arts à travers le monde. En effet l’observation attentive de la nature permet de percer certains de qses mystères. Elle favorise aussi la détection des stimuli adéquats pour définir les canevas de travail productifs.

   S’agissant des canevas, il se dégage trois phases existentielles, notamment dans le développement des êtres vivants. Ils viennent pour la plupart à la vie par la conception. Ils croissent ensuite avant de disparaître ou de se muer, non sans avoir produit les effets pour lesquels naturellement ils sont apparus.

        Le  travail proprement dit semble s’être inspiré de cette structuration. En effet, que ce soit  le ramassage, la cueillette, la pêche ou la chasse qui composent l’économie primaire, les trois phases précédemment définies se retrouvent à travers: la préparation en premier, la réalisation en second et la jouissance en dernier, selon la même logique. Les ordres, leurs applications et les produits de ces dernières structurent en trois points fondamentaux le travail forcé ou salarié.

       La nature est une bonne base pour inspirer un travail efficace. Par son acronyme l’avion aurait été inspiré par l’oiseau en vol; l’automobile par le corps humain. Le soleil par l’ampleur de son impact sur la vie sur Terre, déroule son action selon un rythme, une constance et une régularité déconcertante et fascinante à la fois. De la nature on tire quatre caractéristiques stables: la logique, la constance, la cohérence et la finalité si l’on excepte les aléas météorologiques ou périphériques.

A. 2.2. Fondements bibliques

     La Bible, dans le livre de la Genèse, présente le travail comme une sanction éprouvante ou une redoutable corvée. A la suite de la chute, Dieu charge l’homme et la femme de travailler désormais, notamment dans la production des biens et dans l’enfantement. Il est généralement rude, pénible et une source de souffrance. Mais dans la suite, une pédagogie du travail apparaît pour faciliter sa réalisation.

     Siracide  au chapitre 32 verset 19 déclare à son sujet : « Ne fais rien sans réflexion, et après tu n’auras pas à te repentir. »  Il renchérit au chapitre 37 verset 16: « Avant d’entreprendre, il faut penser, avant toute action il y a un projet. » L’auteur de:  » La pensée positive » n’en pense pas moins que:  » C’est la personne qui sait ce qu’elle fait qui obtient des résultats. » Le sens de ces pensées se trouvent en ceci que le cheminement logique du travail assure une valeur ajoutée optimale et rassurante pour celui qui s’active à produire des résultats. La trilogie ainsi dégagée, à savoir: la conception, l’action et l’évaluation a constitué le point de départ de la démarche aujourd’hui baptisée “secrets”.

A. 2.3. Fondements philosophiques 

     Le « mythe de Sysiphe »; une œuvre du philosophe français Albert CAMUS aborde la thématique de l’absurde, à travers un personnage réputé sage, qui s’est attaqué en plusieurs occasions aux dieux de la mythologie grecque. Zeus, le dieu suprême de la Grèce antique, pour le punir de cette imposture hérétique l’a chargé à rouler sans cesse une pierre, du pied du versant à son sommet sans réussir à la stabiliser. Sur l’autre versant, la pierre qui était redescendue, devait être remontée pour une tentative non réussie, une fois de plus, ainsi de suite, alternativement. Il montre d’une part que le travail est pénible, dure et cyclique. D’autre part, il résume celui-ci en un perpétuel mouvement: un recommencement où la satisfaction si elle est accessible, malheureusement, ne saurait perdurer, tellement les besoins et les exigences ne cessent pas de se complexifier.

A. 2.4. Fondements littéraires 

     Les écrits d’un grand nombre d’auteurs parlent du travail en des termes élogieux. Ils décrivent le travailleur comme un acteur qui doit se laisser guider par l’expérience, puiser dans son capital de savoirs, tout en restant endurant, persévérant et ouvert à l’innovation.

    Jean de LA FONTAINE dans le Livre V de ses fables: notamment celle du: » Laboureur et ses enfants » énonce comme moralité, en évoquant le travail de la terre qu’il est un trésor. Avant lui, BOILEAU disait: « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour l’exprimer arrivent aisément En fait, il s’agit de travailler effectivement et rationnellement en dépit des peines et des contraintes, pour jouir des effets du travail. Les facteurs et les ressources contributives au travail  sont de plusieurs catégories. Elles sont le plus souvent  disponibles et même accessibles aux  personnes volontaires, déterminées et moralement affirmées.

A. 2.5. Fondements sur les acquis de l’expérience

       Le monde du travail  permet de découvrir la nécessité d’une organisation du travail axée sur la trilogie: conception, action et évaluation, d’une part; les indispensables méthodes et stratégies qui conditionnent le travail réussi, d’autre part. Toutes les professions s’appliquent à suivre ce processus en disposant d’un instrument de pilotage qui limite les risques et garantit le succès.

   Les agriculteurs utilisent des calendriers agricoles, les urbanistes des S.D.A.U ou des P.O.S, les architectes des plans de masse ou de construction, les administrateurs des plans d’action, les enseignants des projets pédagogiques, etc. Dans l’espace éducatif, académique et formatif où j’ai évolué en qualité d’apprenant d’abord et d’enseignant ensuite, j’ai appris à établir une nuance entre l’emploi de temps commun à une classe, le projet pédagogique de l’enseignant et le plan d’étude de l’apprenant au sujet desquels il importe de revenir plus tard.

     Selon les fondements ci-dessus évoqués, le travail se découvre comme une activité à la fois dynamique, intellectuelle, stratégique et économique. L’exubérance de ses effets dépend d’une maîtrise effective, adaptée et efficace de ces quatre caractéristiques essentielles avec une portée bénéfique tant pour le travailleur que pour ceux qui concourent à son action. Mais dans cet univers, se dissimule mal, une mystique dont les principaux pans se dévoilent dans la suite de « secrets ».