11.La stratégie de « secrets » : « recommencera »

   La stratégie contient à la fois la graduation et la progression des manœuvres pour atteindre un objectif visé. Inspirée des pratiques militaires, elle désigne un ensemble logique et cohérent d’applications graduelles de la politique d’une entreprise. En conformité avec les déterminants de ses démembrements constitués par son système et sa méthode, elle se déploie sur une longue durée avec l’objectif de l’optimisation des effets générés. Le déroulement de la tactique est envisagé par la stratégie comme l’un des subséquents préalables. En effet, pour agir dans la durée, le projet doit s’étaler à moyen ou à long terme d’une part et s’échelonner en séquences bien imbriquées d’autre part. Cette vision suppose des actions permanentes menées en congruence de main de maître par une équipe de travail outillée et motivée à bon escient, pour une assurance qualité. En ce qui concerne »secrets » la stratégie correspond à un processus rigoureusement conduit en douze paliers dans une parfaite corrélation fonctionnelle et une complémentarité agissante dont le leitmotiv est le bien dans toute sa splendeur. La stratégie « secrets » est l’instrument le plus en même de garantir la qualité dans toute entreprise managée suivant une démarche canonique.

11.1 La recherche fondamentale et expérimentale

   Sur tout sujet, des réponses possibles aux questions fondamentales exigent un effort d’investigation et un engagement soutenu dans une démarche de repérage, de détection, d’information, d’analyse et de discernement des faits et de données, en fonction de l’objet traité. Il s’agit de rechercher des vérités cachées, des solutions efficaces, des savoirs pertinents capables de soutenir des approches cohérentes et de faire avancer des domaines scientifiques spécifiques. La recherche se déploie en général sur deux axes: théorique et pratique, fondamentale ou opérationnelle. Cependant entre les deux, si la frontière n’est pas étanche, chacune englobe des sous groupes, en fonction des types de savoirs à développer.

   En somme la recherche consiste à effectuer une étude méthodique dans l’univers des savoirs et, à partir des variables palpables ou des hypothèses plausibles, à aboutir aux vérités ou à aux solutions destinées à faire avancer la société humaine. Mais il ne faut pas se faire d’illusion, la recherche n’est pas toujours développante même lorsqu’elle cesse d’être simplement théorique.

   En effet, plusieurs catégories de savoirs montrent qu’elles impactent peu les techniques productives et n’ont pas une incidence sur un développement propice à la vie et à l’environnement. La recherche, indispensable comme porte d’entrée de la stratégie de « secrets » doit permettre d’indiquer le cap de tout projet, par la volonté de préparer les instruments et les étapes nécessaires à la réalisation d’un travail réussi. Les ressources financières consacrées à toute la recherche bien encadrée ne sont point des fonds perdus. Sinon pourquoi les pays développés sont aussi ceux qui investissent une bonne partie de leur P. I .B dans la recherche scientifique.

   Pour le développement, l’on n’obtient rien sans réfléchir à la manière d’accéder à des savoirs vraies et développants dont on tire selon un protocole rigoureux les principaux instruments politiques, stratégiques et économiques utiles à l’épanouissement des peuples. Mais la vulgarisation de ces instruments passent par des essais probants qui conduisent à une modélisation des opérations.

11.2. L’expérimentation

   L’expérience se trouve au cœur de la démarche scientifique: soit au départ par la démarche inductive des empiristes, soit à la fin dans la conformité des faits au schéma théorique de la démarche déductive. Elle s’acquiert par l’exercice réel, en laboratoire par des essais répétés, ou en tâtonnant, par l’improvisation ou l’amateurisme dont les résultats sont destinés à préciser les contours d’un modèle, afin d’en garantir la crédibilité et l’opérationnalité. Ce sont ces expériences qui permettent de dégager un protocole de conformité par rapport aux exigences des normes en vigueur dans le domaine d’activité prédéfini.

   En effet toute découverte doit être située dans le temps et dans l’espace en référence avec les principes scientifiques et les découvertes antérieures. Quelle résulte de l’observation, des savoirs établis ou de l’intuition, la recherche éprouvée peut se targuer de scientificité, dès lors qu’elle remplit les principes cartésiens suivants: la précision mathématique, l’évidence conceptuelle, la logique procédurière et la complétude suffisante.

11.3. La conception

   La conception est un acte fondamental d’ingénierie. Elle consiste à mener une réflexion à propos d’un sujet ou à développer une idée à partir d’un concept ou d’un paradigme. A la manière d’un être conçu dans le sein de sa mère, la conception à propos du travail vise à maîtriser tous les contours relatifs à un projet ou une problématique donnés à partir d’une inspiration. En effet, de l’embryon à la phase achevée, la conception suit un cheminement fusionnel, combinatoire, évolutif et final, selon la nature du sujet. Elle prépare le déroulement opérationnel d’un processus, suivant un canevas logique, méthodique et constructif. La conception réussi suppose une modélisation ou l’élaboration d’une formule applicable selon une organisation qui prépare un déroulement productif, non sans passer par la mise en place des organes aux fonctions précises et complémentaires.